Qui était-elle?

Originaire de Saint-Eugène d’Argentenay, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Guylaine est la cadette d’une famille de quatre enfants. En 1999, elle entame un diplôme d’études collégiales en éducation spécialisée.

En plus de se préparer à une carrière axée sur l’humain, elle s’apprête à participer à une mission humanitaire à Haïti à l’été 2000, pour combler ce besoin bien ancré en elle d’aider son prochain.

La famille prend une grande place dans sa vie. Elle vient de devenir marraine du premier des petits-enfants de la famille, rôle qui la rend si heureuse.

La vie lui sourit. On la sent rayonnante et pourvue d’un sentiment de liberté. Tel un oiseau ou un papillon prenant son envol, elle est portée par l’amour qu’elle reçoit et qu’elle sème autour d’elle.

Le 28 avril 2000, à l’âge de 19 ans, elle est assassinée dans l’appartement où elle vit, près du cégep de Jonquière. Cet incident violent et gratuit sème l’émoi dans la population de la région. Personne ne pouvait expliquer une fin aussi brutale pour cette jeune femme sans histoire et menant une vie rangée.

Plusieurs la décrivaient comme un petit rayon de soleil. Douce, souriante, attentionnée, généreuse et dévouée auprès des siens, Guylaine apportait la joie et la paix autour d’elle.

Le mystère de l’assassinat de Guylaine prendra fin après plus de deux décennies sans connaître l’identité de celui qui avait laissé des traces d’ADN sur la scène de son crime.

Le 12 octobre 2022, la Sûreté du Québec procède à l’arrestation d’un suspect, retracé grâce à l’utilisation de techniques innovantes en généalogie judiciaire. Il sera formellement accusé, puis déclaré coupable de meurtre au premier degré et d’agression sexuelle grave au terme de son procès, en février 2024.